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Nous sommes actuellement en train de travailler sur un projet d'album DVD, habillé par nos soins, liant le contenu autant via notre esthétique visuelle que via une thématique.

Si vous êtes musicien - peu importe le genre - nous sommes à la recherche de collaboration pour habiller un morceau que nous pourrions placer sur cet album DVD, un seul impératif : entrer dans la thématique.

Cette thématique étant la claustrophobie, voir texte ci-après.

N'hésitez pas à nous contacter pour plus de détails.

De la claustrophobie et de l'enfermement.

1. Claustrophobie : grandes lignes
Si l'on s'en tient, au point de vue strictement médical, la définition donnée par le Masson - dictionnaire médical - est " Angoisse, crainte maladive, de se trouver dans un local fermé ", la médecine moderne ne rencontrant le patient que lorsque celui-ci est désemparé face à son mal, la médecine ne traitant que les maux et n'ayant aucunes vocations à les prévenir, il est cependant reconnu dans les milieux psycho-thérapeutiques que la claustrophobie fait partie des phobies les plus simples à guérir, sans nier les énormes problèmes de sociabilisation liés à une telle phobie.
La définition psychanalitique du terme claustrophobie est plus large et permet à elle seule d'élargir le concept plus loin que la simple phobie : " Peur irrépressible de se trouver dans un endroit clos associée ou non à la crainte d'étouffer et au désir de fuite " puisque les références faite à l'étouffement et à la volonté de fuite sont directement liée à la notion d'enfermement plus qu'à celle de simple phobie. Reste à souligner que la claustrophobie résulte d'une appréciation défectueuse de la conscience mesurée de la réalité extérieure, toujours associée à une problématique intérieure ; en d'autres termes, le sujet, suite en général, à une expérience vécue comme traumatisante, a une perception faussée de la réalité extérieure, percevant des "dangers" là où il n'est pas rationnel d'en percevoir. Elle donne lieu également à des conduites d'évitement et à des rationalisations - éviter la pollution du métro, le risque de pannes d'ascenseurs... -, ainsi qu'à des stratégies comme, par exemple, se placer près de la porte de sortie d'un lieu fermé.
Posée ainsi la problématique, on voit qu'au-delà de la simple phobie et lieux d'enfermements potentiels, le sujet peut s'élargir à tous ce qui touche au " désir de fuite ", à la " sensation d'étouffement ", aux perceptions faussées, aux expériences traumatisantes initiales et d'une manière générale l'enfermement.
Pour finir, les lieux vécus comme vecteur de claustrophobie sont généralement des espaces clos, " sans fenêtres " donc laissant à tout le moins apparaître une possibilitée potentielle d'obscurité, facteur anxiogène dans la majorité des phobies, pour n'en citer que quelques uns : ascenseurs, toilettes, salles de bains, caves...
De facon, plus anecdotique, on peut citer des situations de claustrophobie lors d'examens médicals par IRM, on peut là aussi dériver sur un traité moins humain du malade et de la claustrophobie qui peut découler, de cette déshumanité de la médecine technique moderne.

2. Claustrophobie et Enfermement :
Les notions de Claustrophobie et d'Enfermement restent étroitement liées, ainsi dans la Claustrophobie au-delà de la simple peur/angoisse/phobie, il convient de noter toute la dimension intellectuelle du concept. C'est pour cela qu'au-delà de la simple peur d'être enfermé, est-il possible de percevoir la phobie vécue en elle-même, à savoir l'enfermement, expression terminale et paroxistique de la phobie. C'est là, qu'à notre sens, il est possible de faire entrer une dimension artistique dans la chose, autant de par la diversité des traités que de par la diversité des sujets.
2.1. Lieux d'enfermements :
Privilègiant la promiscuité, favorisant la claustrophobie, pour n'en citer que quelques uns : L'internat, Les Unités de Soins Psychiatriques, Maisons de repos et autres Centres généralement Spécialisés, lieux d'enfermement autant physiques que chimiques. -
Tous Centres de Détention, Maison d'arrêt, Camps de transit et autres parkages d'humains potentiellement dangereux, lieux d'enfermement où le temps s'oublie pour tendre vers l'infini de l'immobile.
Soulignons que la plupart de ces lieux d'enfermement possèdent eux même un lieu d'enfermement propre, visant bel et bien à jouer de la peur/angoisse de l'enfermement - claustrophobie - comme frein à tout comportement déviant (sur le modèle actuellement en vigueur dans nos sociètés), citons à titre d'exemple les mitards des prisons ou encore les cellules capitonnées des hôpitaux psychiatriques.
Terminons avec 2 anecdotes :
- les expériences "Biosphère" dont l'essentiel de la préparation s'est effectuée dans un principe visant à gérer la potentielle claustrophobie des participants.
- les expériences d'enfermement volontaire télévisuelles à la "Big Brother" et autres "Loft Story" où peut se concevoir une double claustrophobie autant de la part du téléspectateur que de la part du participant, sentiment d'autant plus exarcerbé que l'omniprésence des spots rappelle sans cesse la présence des caméras.
2.2. Enfermement en soi :

2.2.1. Si il est bien une notion récurrente dans les troubles psychiques, c'est bel et bien cette notion d'enfermement de l'individu en lui-même, résultante finale et inextriquable de la maladie où l'individu finit par s'enfermer dans son monde intérieur.
Cet aspect lui-même, présente plusieurs versants :
- du plus anodin, limite quotidien, celui de la dépression, qui nous le rappellons se définit, en termes simples comme la sensation d'être enfermé/prisonnier dans une voie/situation sans-issue et donc nécessairement référence à la notion d'enfermement et de claustrophobie qui peut en découler.
- en passant par le plus anectodique, que constitue l'enfermement en soi et dans une situation sans issue qu'est la dépendance toxicomaniaque, où l'expression de la claustrophobie peut se symboliser sur le produit et sa ritualisation.
- au plus médiatique, la très photogénique schizophrénie, touchant 1% de la population mondiale toutes classes sociales confondues, elle fait cependant partie des premiers postes de dépenses des pays industrialisés ( d'où sa sur-médiatisation... ), en tête des maladies psychiques présentant un très mauvais pronostic ( 40% des personnes atteintes tenteront de se suicider - 10 % des personnes atteintes mettront fin à leurs jours ), elle est désormais reconnue comme étant vécue avec une véritable souffrance pour le malade. L'une des idées fausses les plus répandues au sujet de la schizophrénie est que la maladie dénote une personnalité "double" ou "multiple" ; en fait, le schizophrène est "polluer" par son monde intérieur n'étant plus capable de le dissocier de la réalité, le dédoublement de personalités n'étant qu'une manifestation possible de la maladie.
A savoir que la forme la plus extrème de la schizophrénie est un état catatonique, autrement appelé : autisme.
Ces possibles causes restant encore spéculatives et tendant à prouver qu'on a mis sous le nom de "schizophrénie" un ensemble de troubles mentaux présentant les mêmes symptômes mais sans doute pas les mêmes causes, on parle pêle-mêle de facteurs génétiques et environnementaux, certaines hypothèses tendent à démontrer une origine dopaminergique (défaut de dosages de certains neuro-transmetteurs), une certitude : le trouble existe et possède un coût social énorme tant en vie qu'en moyen.
2.2.2. Il reste évident qu'en terme d'enfermement en soi, on pense aux handicaps qui de part leurs différences constituent autant de claustrophobies possibles, qu'il s'agisse du monde des mal-voyants, des mal-entendants autant que d'handicapés-moteurs légers ou lourds, tous vivent une sorte d'enfermement dans un état non voulu et non-adéquate à leur environement extérieur, provoquant cette double vision de la claustrophobie autant à l'encontre de leur état et de son injustice qu'à l'encontre d'un monde extérieur inadapté et trop souvent indifférent.
A noter que l'approche claustrophobique du handicap mental est plus à rapprocher de celle liée aux troubles psychiques, où le malade vit douloureusement son état sans toutefois appréhender réellement les choses.
2.3. Enfermement des idées :

De même, il est inévitable de faire référence à tout régime totalitaire, constituant de fait une claustrophobie dûe à la peur/angoisse d'être enfermé pour avoir exprimé ses idées, une fois encore cette vision est dédoublée, visible autant du point de vue de celui qui n'exprime pas ses idées que du point de vue de l'idée qui n'est pas exprimée... Citons, si il est nécessaire et à titre d'exemples : fachisme, nazisme, communisme, libéralisme et la très taboue islam, à noter que cette liste est loin d'être exhaustive.
2.4. Enfermement et érotisme :

Afin d'être complet dans notre exposé, il nous faut préciser que toute phobie/peur/angoisse peut se trouver sublimée et dépassée sous certaines conditions érotiques, il s'agit là de ce qu'on appelle poliment les sexualités alternatives. A savoir que parmi ces pratiques existent des pratiques dites de "Total Enclosure" traduisible par "Enfermement Total"où le sujet est bel et bien emballé intégralement sous vide dans un cadre fait de latex.
D'une manière générale, la plupart des pratiques visant aux sexualités alternatives sont des pratiques visant à érotiser un sentiment (une sensation) qui ne l'est en aucun cas à l'origine.

VR-5 pour TZ team 2003.